Comment reconnaître Rhynchophorus ferrugineus, à quel stade intervenir, quels traitements appliquer et comment déclarer un palmier infesté en Pyrénées-Orientales.
Mis à jour le 20 mai 2026 · Lecture 10 minutes
Le charançon rouge du palmier (Rhynchophorus ferrugineus) est un coléoptère originaire d'Asie qui s'attaque aux palmiers, en particulier au Phoenix canariensis. Sa larve creuse des galeries dans le cœur du stipe et finit par détruire le palmier de l'intérieur, souvent avant que les dégâts soient visibles. Les symptômes d'alerte sont : palmes centrales qui s'affaissent ou tombent, couronne asymétrique, perforations, cocons fibreux et sciure rougeâtre à la base des palmes. Dans les Pyrénées-Orientales, le charançon rouge reste un organisme nuisible réglementé (quarantaine UE) : un palmier contaminé doit être traité, assaini ou abattu, et son transport est encadré. La lutte, longtemps obligatoire au niveau national, relève depuis fin 2025 d'arrêtés préfectoraux selon les communes. Les traitements existent (assainissement mécanique, traitements préventifs), mais leur réussite dépend de la précocité du diagnostic. Vertical Élagage inspecte, taille et oriente vers la solution adaptée. Contact : 06 26 01 78 79.

Le charançon rouge du palmier est aujourd'hui le ravageur le plus redouté des jardins méditerranéens. Présent dans les Pyrénées-Orientales depuis 2009, il a déjà tué des dizaines de milliers de palmiers sur la côte catalane, à Argelès, Canet, Perpignan, Saint-Cyprien et dans toutes les communes du littoral et de la plaine. Sans intervention, un palmier infesté meurt en 6 à 12 mois. Mais bien diagnostiqué à temps, il peut être sauvé. Ce guide explique comment reconnaître les symptômes, à quel stade intervenir, quels traitements appliquer et comment respecter la réglementation FREDON Occitanie.
Le charançon rouge du palmier, Rhynchophorus ferrugineus, est un coléoptère de la famille des Dryophthoridae (anciennement Curculionidae) originaire d'Asie du Sud-Est. Introduit accidentellement en Méditerranée dans les années 1990 (probablement via l'importation de palmiers infestés depuis l'Égypte vers l'Espagne), il a colonisé en 25 ans tout le pourtour méditerranéen — Espagne, France, Italie, Grèce, Croatie, Maghreb.
Le diagnostic précoce est la clé du sauvetage. Plus l'infestation est ancienne, plus il est difficile de sauver le palmier. Voici les signaux dans l'ordre chronologique :
Premier signe visible : une ou plusieurs palmes du cœur (les plus jeunes, au sommet) jaunissent alors que le reste de la couronne reste verte. Sur Phoenix canariensis, c'est très net. Sur Washingtonia, c'est plus diffus.
Les palmes centrales se cassent à leur base ou pendent anormalement, comme désarticulées. Souvent visible après un coup de tramontane qui termine de fragiliser les fibres rongées.
Les palmes mortes ne tombent pas et restent en position basse, formant un "éventail" ou une "jupe" caractéristique. Le port général du palmier perd sa forme en sphère.
Présence d'une sciure fine, rougeâtre ou brune (excréments des larves mélangés à des fragments de tissu) au pied du palmier, dans les aisselles des palmes ou sur le sol. C'est l'un des signes les plus fiables.
Coulées brunes ou orangées sur le tronc, signe de fermentation des tissus rongés par les larves. Souvent accompagnées d'une odeur sucrée caractéristique.
Petits trous circulaires de 1 à 2 cm de diamètre sur le stipe ou à la base des palmes, par lesquels les adultes émergent. Ces trous indiquent que la génération qui a tué le palmier est déjà en train de coloniser les palmiers voisins.
Cocons brunâtres en forme de ballon de rugby, tissés avec les fibres du palmier, présents dans les palmes mortes ou au cœur effondré. Confirmation visuelle de l'infestation.
Stade terminal : la palme centrale tombe d'un bloc en se déformant. Le palmier ne peut plus être sauvé. Abattage et destruction immédiats obligatoires pour éviter la contamination des sujets voisins.
Comprendre le cycle permet d'adapter la stratégie de surveillance et de traitement :
Si vous suspectez une infestation, plusieurs méthodes permettent de confirmer :
Si le diagnostic est précoce (cœur encore vivant, palme centrale verte), le palmier peut être sauvé. Trois approches sont utilisées :
Méthode la plus efficace en curatif. Un produit homologué (Confidor injection à base d'imidaclopride, ou nématodes entomopathogènes Steinernema carpocapsae) est injecté directement dans le stipe à l'aide de capsules ou de seringues sous pression. Le produit circule dans la sève et atteint les larves à l'intérieur du palmier. Restriction : depuis 2018, l'imidaclopride est restreint en usage extérieur dans l'UE. Vérifier les homologations en vigueur auprès de votre professionnel.
Application au pulvérisateur haute pression sur la couronne et le cœur du palmier, avec un produit insecticide systémique homologué (par exemple à base de cyantraniliprole) ou des nématodes entomopathogènes (lutte biologique). Méthode complémentaire de l'injection.
Solution biologique autorisée en agriculture biologique. Les nématodes Steinernema carpocapsae sont des micro-organismes parasites qui pénètrent dans les larves de charançon et les tuent en libérant une bactérie symbiotique. Application au pulvérisateur sur le cœur du palmier, à renouveler toutes les 6 à 8 semaines. Sans danger pour l'environnement, les animaux domestiques et les pollinisateurs.
Pour les palmiers à infestation modérée, un curetage manuel des tissus rongés peut être combiné aux traitements chimiques. Opération délicate qui doit être réalisée par un professionnel formé pour ne pas blesser le méristème.
Dans une zone fortement infestée comme les Pyrénées-Orientales, la prévention est la stratégie la plus efficace. Tout palmier non traité est statistiquement condamné à moyen terme.

Le charançon rouge du palmier est un organisme de quarantaine au niveau européen (règlement UE 2019/2072). En France, la lutte a longtemps été obligatoire au niveau national (arrêtés des 21 juillet 2010 puis 25 juin 2019) ; depuis le 1er novembre 2025, elle n'est plus obligatoire au plan national et relève d'arrêtés préfectoraux. En Occitanie, un arrêté préfectoral du 15 décembre 2025 maintient des obligations de surveillance et de lutte dans une liste de communes — dont, dans les Pyrénées-Orientales, Perpignan, Cabestany, Saint-Cyprien et Sainte-Marie-la-Mer. Vérifiez votre situation auprès de la FREDON Occitanie.
Le non-respect des obligations expose à des sanctions administratives (mise en demeure puis exécution d'office aux frais du propriétaire) et pénales (contravention de 4ème classe, 750 € d'amende par infraction). En cas de propagation imputable à une négligence, la responsabilité civile peut être engagée par les propriétaires de palmiers contaminés à proximité.
Oui, mais en adaptant le choix des espèces et en intégrant la surveillance dès la plantation :
Le charançon rouge (Rhynchophorus ferrugineus) est un coléoptère asiatique introduit en Méditerranée dans les années 1990. C'est le ravageur n°1 des palmiers en Europe du Sud. Adulte 2-5 cm, brun-rouge, larves blanches qui creusent le stipe et tuent le palmier en 6 à 12 mois.
Palmes du cœur jaunissantes ou cassées, palmes mortes en éventail, sciure rougeâtre au pied ou dans la couronne, exsudats bruns sur le stipe, cocons fibreux, odeur de fermentation, perte du port en sphère. Sur Phoenix canariensis très visibles, sur Washingtonia plus discrets.
Phoenix canariensis (palmier des Canaries, hôte préféré), Phoenix dactylifera, Washingtonia filifera et robusta (atteinte plus lente). Plus résistants : Trachycarpus fortunei, Chamaerops humilis (palmier nain).
Trois approches : injection dans le stipe (endothérapie), pulvérisation foliaire sur la couronne, traitement biologique par nématodes Steinernema carpocapsae. Le curatif n'est efficace que si le cœur du palmier est encore vivant.
En zone infestée (côte méditerranéenne, 66) : 3 à 5 traitements préventifs par an — mars, mai-juin, juillet, septembre-octobre, novembre. Toute taille doit être suivie d'un traitement immédiat des blessures.
Oui, dans les communes concernées. La lutte n'est plus obligatoire au niveau national depuis le 1er novembre 2025, mais un arrêté préfectoral d'Occitanie du 15 décembre 2025 impose surveillance et déclaration à la FREDON Occitanie dans plusieurs communes des Pyrénées-Orientales, dont Perpignan, Cabestany et Saint-Cyprien.
Quand le cœur est mort (palme centrale effondrée) ou que les traitements n'ont pas suffi. Abattage par professionnel formé, destruction immédiate des résidus (broyage fin ou évacuation agréée). Interdit : compostage, laisser sur place.
Oui, mais : achetez chez un pépiniériste agréé avec attestation, préférez les espèces résistantes (Trachycarpus, Chamaerops), mettez en place un protocole de surveillance et de traitement préventif dès la plantation.
Diagnostic gratuit, plan de traitement adapté, abattage conforme FREDON si nécessaire. Tout le 66.